dimanche 15 janvier 2017



Les chroniques publiées cette semaine :

Derrière un mur d'argent, Philippe Fuzellier
Aphrodite, Pierre Louÿs
La Fête de l'insignifiance, Milan Kundera



Les films de la semaine :
    
Points de rupture (2009) de Timothy Linh Bui : Je dois dire que j'ai failli arrêter ce film après les vingt premières minutes tellement je le trouvais oppressant, lourd et dérangé. Au final, je l'ai regardé jusqu'au bout et j'en ressors tout de même assez mitigée. Une des histoires ne se relient avec aucune autre, une deuxième n’est pas assez exploitée à mon goût et la fin des deux autres est un peu tout much. Malgré ça, je n'ai jamais vu Jessica Biel aussi bien incarnée dans son personnage, je l'ai tout simplement adoré. Après, c'était parfois un peu trop lent et bizarre pour que ça me plaise vraiment.
--> 14/20
Orgueil et préjugés (2005) de Joe Wright : C'est une très bonne adaptation du livre. Keira Knightley est superbe dans ce rôle qui lui va à merveille et Mr Darcy m'a bien convaincue. Par contre, je ne me souvenais pas que la sœur Bingley était aussi détestable et les sœurs d'Elisabeth aussi greluches parfois.
--> 18/20



Les séries télé de la semaine :
    
Emerald city saison 1 (2017) épisodes 1 et 2 : J'attendais cette série depuis un bon moment et même si je ne connais pas l'histoire du Magicien d'Oz par cœur, je trouve que l'adaptation des différents éléments de l'histoire sont bien amenés. L'image et les décors sont magnifiques. Seulement, il n'y aura que ces points-là qui m'auront convaincu. Les personnages ne m'ont fait aucun effet, la majorité manquant clairement de charisme, et l'intrigue pour le moment ne m'enchante pas, se voulant trop sombre. Je vais regarder le troisième épisode qui me décidera entre arrêter de suite la série ou continuer.
--> 11/20
Frontier saison 1 (2016) épisodes 5 et 6 : Après les deux premiers épisodes qui m'avaient réellement emballée, je ressors un peu déçue de cette min-série. Rien n'est réellement très original et l'intrigue ne m'a pas emportée. J'ai beaucoup apprécié Jason Momoa dans son rôle mais j'espère que la seconde saison sera beaucoup plus forte !
--> 15,5/20
 
    
Taboo saison 1 (2017) épisode 1 : Ce premier épisode, comme beaucoup, m'a vraiment conquise ! Tom Hardy est évidemment exceptionnel, et dès le début de l'épisode, je me suis immergée dans cette ambiance noire. Beaucoup de secrets enfouis vont sortir peu à peu de leur placard au fil de la saison, et j'ai hâte de voir comment le personnage principal va réussir à ses fins. Et je suis aussi très contente du casting.
--> 17/20
Shameless saison 7 (2016) épisodes 1 à 8 : Cette septième saison ne me déçoit pas du tout, au contraire. Fiona se met de plus en plus à l'écart de sa famille, voulant lui prouver qu'elle peut réussir des choses par elle-même ET pour elle-même. Lip et Debbie sont de plus en plus perdus et je sens qu'ils ne sont pas encore au bout de leurs surprises. Franck semble vouloir se racheter par l'intermédiaire de Liam, et ça fait du bien de voir leur relation à l'écran.
--> 18/20



Et vous, qu'avez-vous lu et vu cette semaine ?

vendredi 13 janvier 2017

La Fête de l'insignifiance
Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux et en même temps ne pas prononcer
 une seule phrase sérieuse, être fasciné par la réalité du monde contemporain et en
 même temps éviter tout réalisme, voilà La fête de l'insignifiance. Drôle de rire inspiré
 par notre époque qui est comique parce qu'elle a perdu tout sens de l'humour. Que peut-on
 encore dire ? Rien. Lisez !



AVIS 


“Je serais franche. Depuis toujours cela m’a paru horrible d’envoyer au monde
 quelqu’un qui ne le demandait pas.
- Je le sais, dit Alain.
- Regarde autour de toi : de tous ceux que tu vois, personne n’est ici par sa volonté.
 Bien sûr, ce que je viens de dire est la vérité la plus banale de toutes les vérités. À tel
 point banale, et à tel point essentielle, qu’on a cessé de la voir et de l’entendre.” 


Je dois dire que je m'attendais à quelque chose de très philosophique, jusqu'à peut-être en avoir parfois mal à la tête, plus ou moins difficile à appréhender, à comprendre, etc... Si vous n'avez jamais lu (comme moi avant cet ouvrage) de romans de Kundera et que vous possédez les mêmes craintes, vous pouvez les balayer dès maintenant. En regardant sa bibliographie diversifiée, entre essais, textes politico-culturels, romans, et son palmarès, du prix Médicis étranger au grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre tout en étant cité plusieurs fois sur les listes du Prix Nobel de littérature, je me suis représentée une fausse image de cet auteur. Dès le début, La Fête de l'insignifiance a été une petite claque par son accessibilité et par les réflexions sur des choses simples de la vie. Et c'est bien une des choses que je préfère : réussir à apporter une beauté, une poésie aux choses simples. Ce n'est pas parler simplement de quelques sujets que ce soit, mais de réussir véritablement à écrire de manière juste la simplicité qui nous entoure. Vous pouvez le comprendre dès maintenant, j'ai été entièrement séduite par la prose de Milan Kundera et j'en demande encore davantage. Voilà la seule chose qui m'aura manqué dans ce livre : il est beaucoup trop court. Néanmoins, il aura réussi à faire naître le désir de lire ses confrères comme L'immortalité ou L'insoutenable légèreté de l'être. On peut dire que cette histoire compte plusieurs récits, plusieurs réflexions. Il y a l'anecdote sur une blague qu'aurait fait Staline devant ses généraux qui ne l'auraient pas comprises. Un lieu et une époque où semblent morts l'humour, la légèreté. Mais l'auteur nous propose une sorte de fiction autour de ce personnage important de l'histoire du XXème siècle. Il en dessine toute la grandeur en lui offrant des qualités telles que l'intelligence, la stratégie, le calme, et l'auto-dérision. Ce récit sur Staline n'a peut-être rien de vraisemblable, mais il est agréable à lire. Il nous plonge dans un cadre fixe avec des personnages concrets, connus, qui se retrouvent dans une situation assez loin de leurs prérogatives quotidiennes lors de leurs "réunions".


“Je me fous des soi-disant grands hommes dont les noms couronnent nos rues.
 Ils sont devenus célèbres grâce à leurs ambitions, leur vanité, leurs mensonges, leur
 cruauté. Kalinine est le seul dont le nom restera dans la mémoire en souvenir
 d’une souffrance que chaque être humain a connue, en souvenir d’un combat
 désespéré qui n’a causé de malheur à personne sauf à lui-même.” 


Si je me suis beaucoup intéressé à cette histoire, j'ai été également convaincue par celui qui la raconte et par ceux qui écoutent. Nous revoilà dans le présent aux côtés de quatre amis : Ramon, Alain, Charles et Caliban avec en plus un cinquième camarade, d'Argelo. Avec eux, ce n'est pas réellement une histoire ou une intrigue qu'on lit, mais des réflexions et des échanges entre ces différents personnages. Entre Alain qui réfléchit sur la réelle sensualité des femmes et au suicide de sa mère, Charles lui s'inquiète pour celle qui lui a donné la vie et qui est maintenant malade. Caliban, pour se donner un genre, invente un faux pakistanais lors des réceptions où il travaille comme serveur, et Ramon s'évertue dans le jardin du Luxembourg à vouloir découvrir l'exposition Chagall tout en refusant de faire la queue. Pour certains, l'enjeu n'est pas des plus capital, mais au fond, existe-t-il réellement un enjeu dans ce roman ? Je n'en ai pas vraiment l'impression. L'auteur ne choisit pas de dépeindre des personnages avec un but, une quête. Il les représente à un point A sans forcément laisser imaginer de suite. Les protagonistes sont simplement figés dans l'instant présent, ancrés dans leur réflexion respective ou leurs dialogues entre amis sans autre but que ce qu'ils proposent face au lecteur. Une chose est sûre, Milan Kundera aborde différents sujets qui peuvent parfois paraître banals mais qui possèdent une signification et une explication intelligentes, perspicaces et toujours exprimées avec style. 


“Une chose est évidente : contrairement aux cuisses, aux fesses, au seins, le
 nombril ne dit rien de la femme qui le porte, il parle de quelque chose
 qui n’est pas cette femme.
- De quoi ?
- De fœtus.
[...]L’amour, jadis, était la fête de l’individuel, de l’inimitable, la gloire de ce
 qui est unique, de ce qui ne supporte aucune répétition. Mais le nombril non
 seulement ne se révolte pas contre la répétition, il est un appel aux répétitions !”



CONCLUSION
Un livre d'une simplicité exquise, où interrogations et réflexions
 s'enchaînent autour de personnages du quotidien et qui aiment
 parler de choses simples de manière parfois poétique et
 extrêmement agréable à lire.

mercredi 11 janvier 2017


Aphrodite
Démétrios est sculpteur, séducteur, blasé. Chrysis est courtisane, séductrice,
 en chasse. Elle aime qu'un homme la suive "comme un chien "... Le sculpteur
 devient le jouet de la courtisane. Pour elle, il vole, tue, parjure. Mais toujours
 Chrysis se refuse à lui. Une nuit, Démétrios rêve qu'il possède cette femme.
 Dès lors, il tient sa vengeance, le destin de Chrysis est scellé...



AVIS 


“- Tu ne sais pas qui je suis…
- Toi ? Allons donc ! Tu es Démétrios de Saïs ; tu as fait la statue de ma déesse ; tu es
 l’amant de ma reine et le maître de ma ville. Mais pour moi tu n’es qu’un bel esclave,
 parce que tu m’as vue et que tu m’aimes.”
 
 
Après avoir lu il y a déjà quelques temps Les 120 journées de Sodome, j'avais le désir de découvrir davantage le genre littéraire érotique en beaucoup moins hard que ce que propose le Marquis de Sade. Tout à fait par hasard, j'ai choisi Aphrodite de Pierre Louÿs, peut-être un peu pour ce rappel à la mythologie grecque dont j'aime lire les histoires et légendes, tels que dans Les Métamorphoses d'Ovide ou avec d'autres auteurs antiques. Je dois dire que j'ai été agréablement surprise, tout d'abord face à cette écriture soignée et séduisante, parfois même enchanteresse. Les mots coulent avec une telle sensualité et parfois avec subtilité que je n'ai pu que boire les paroles des personnages et la narration que Pierre Louÿs nous propose. Aphrodite commence par la présentation de Chrysis, jeune courtisane sur les terres d'Alexandrie, qui vit voluptueusement entre ballades dans la ville à travers les marchés ou le port, et entre ébats dans sa couche, en duo comme en grand nombre, et avec la gente masculine autant qu'avec celle féminine. Les mœurs antiques paraissent alors très libérées, mettant en avant la beauté de l'acte sexuel et surtout de la femme. Dans son premier livre, l'ouvrage en étant composé de cinq, de nombreuses paroles louent la beauté féminine, ses atouts, sa sensualité, et créent des métaphores poétiques de la nature la liant aux différentes parties du corps de la femme. En voici quelques unes : << Ta langue est le poignard sanglant qui a fait la blessure de ta bouche. >> ; << Mes mamelles sont la lune et le reflet de la lune dans l’eau. >> ; << Elle est la grotte humide, le gîte toujours chaud, l’Asile, où l’homme se repose de marcher à la mort. >>
 
Nous découvrons également plusieurs autres courtisanes, toujours à travers le regard bienveillant ou dépréciateur de Chrysis et bientôt nous rencontrons à part Démétrios. L'éphèbe, l'amant de la reine, le sculpteur qui a personnifié si divinement la déesse. Toutes le désirent, il réussit donc à toutes les obtenir. Mais bientôt lassé par cette facilité dans cette chasse érotique, il va rapidement tombé sous le charme de Chrysis qui refuse de se donner à lui aussi facilement. La séduction peut alors renaître pour Démétrios et toute la tension entre les deux personnages n'en est que plus captivante. Pour se donner au jeune homme, la courtisane exige trois objets qui scelleront leur destin. Car afin d'obtenir ses objets appartenant à d'autres femmes, dont une particulièrement puissante, Démétrios sait qu'il devra faire couler le sang. Mais rien ne semble plus important que de ravir Chrysis afin de la faire sienne. Alors entre le vol de ses objets, l'auteur continue du côté de Chrysis à faire découvrir au lecteur la vie antique à Alexandrie, les réflexions parfois métaphysiques entre les différents courtisans lors des soirées et orgies sur la vie, et plus particulièrement sur l'amour définit par la volupté et la passion.
 
 
“Il avait obéi, donc il était captif. Cet homme libre, impassible, froid, subissait lui
 aussi l’esclavage, et sa maîtresse, sa dominatrice, c’était elle, Chrysis, Sarah du
 pays de Génézareth.”
 
 
Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est que le roman ne se contente pas de livrer ce "simple" récit où Démétrios doit franchir des étapes avant de pouvoir obtenir son ultime présent. Finalement, les positions se renversent et un réel jeu du chat et de la souris se crée. Chrysis révèle un visage beaucoup plus sombre qu'auparavant, laissant place à la jalousie et à une soif de pouvoir alors que Démétrios se rend compte du pouvoir qu'il possède sur cette femme. Après avoir été autant résigné à être une marionnette pour les beaux yeux de sa convoitise, il va à ce moment pouvoir également s'amuser un peu à la titiller. En étant toujours aussi agréable, le style se développe et ne raconte plus seulement l'oisiveté et les beautés d'Alexandrie du point de vue des courtisans, mais aussi le désir de reconnaissance et de pouvoir dans un milieu où seul la beauté et la jeunesse comptent finalement. 
 
La femme prend une place considérable dans cette histoire et n'est pas reléguée uniquement à son "devoir" de procréer ou de servir l'homme comme on s'attendrait à le lire. Elle n'est pas forcément libre de sa condition, ne pouvant souvent exercer un autre métier que celui qu'elle produit dans sa couche, mais elle peut faire ses propres choix et n'est pas perçue péjorativement par sa condition de vie. La facilité et la jouissance de ses ébats sont toujours interprétées de façon positive pour ce qui concerne l'image de la femme, et se montrent toujours plus voluptueuses et séduisantes pour le lecteur qui se noie agréablement et sans résistances dans ce décor érotique, passionné et charnel.
 
 
“L’âme féminine est d’une simplicité à laquelle les hommes ne peuvent croire. Où
 il n’y a qu’une ligne droite ils cherchent obstinément la complexité d’une
 trame : ils trouvent le vide et s’y perdent. C’est ainsi que l’âme de Chrysis, claire
 comme celle d’un petit enfant, parut à Démétrios plus mystérieuse qu’un
 problème de métaphysique.”
 
 
 
CONCLUSION
 Un récit captivant au temps de l'Antiquité à Alexandrie tout en
 sensualité et charme autour principalement d'une femme
 incroyablement belle qui joue de ses atouts pour asservir un
 homme jusqu'à ce qu'il devienne un criminel, ce dernier
 acceptant ses demandes n'ayant plus savouré le goût de la
 séduction et de la passion depuis trop longtemps.

mardi 10 janvier 2017


Derrière un mur d'argent
Sébastien Molinot est cadre supérieur dans la banque. Il est nommé aux ressources
humaines, en pleine fusion. Un incident mineur va l'entraîner dans une spirale infernale.
Dans l'envers du décor. Une descente aux enfers. Trahisons, manipulations, acharnements,
désillusions et incompréhensions vont émailler sa vie professionnelle et personnelle.
Jusqu'à l'ultime face-à-face avec la mort. Derrière ce mur d(e l')argent, sa destinée va prendre
une tournure inattendue. Avec des rencontres improbables. Dans une société qui se cherche. Le
poids des maux va peser lourd dans la balance. Comme un électrochoc...
 
 
AVIS 
 
 
Cela fait maintenant trois fois que je découvre la bibliographie de Philippe Fuzellier et je peux commencer par dire qu'elle est vraiment diversifiée. Entre romans policiers et de société, on a du choix. Alors que ma précédente lecture de l'auteur racontait la vie carcérale d'un homme et de sa rencontre avec son nouveau mentor, me voici ici face à Sébastien, cadre dans une banque. Son entreprise connaissant une fusion, il est maintenant attribué aux ressources humaines qui s'occupent principalement des recrutements mais également d'améliorer la rentabilité de leur entreprise. Et avec ce nouveau poste, peu à peu, le rideau tombe, rien ne va plus. Sébastien va connaître des situations qu'il ne s'était pas préparer à rencontrer. Des événements qui vont toucher sa vie professionnelle mais également personnelle par l'intermédiaire, entres autres, de surprenantes rencontres. Dès le début du roman, j'ai apprécié la construction de l'intrigue, bien façonnée et amenant peu à peu une tension de plus en plus grande, toujours assez pour garder le lecteur éveillé. On ressent bien les changements dans la vie de cet homme, sa surprise face à certaines choses, son hébétement puis son énergie à résoudre ce qu'il rencontre face à lui. 

Pas réellement émue par Sébastien, il lui arrive tellement de choses qu'on ne peut finalement que compatir. Les autres protagonistes, au risque d'être attachants, sont très intéressants à suivre et à découvrir au sein de cette histoire prenante. L'auteur nous donne également un aperçu des relations d'affaires de ce milieu, pas toujours glorifiantes, mais créant selon moi un certain réalisme. Entre questions de croissance et d'argent, l'humain n'est alors plus axé au premier plan, laissant toujours de plus en plus de place au matérialisme. Sébastien tente alors de se faire une place dans une société en mouvement, où l'on ne sait pas toujours où se positionner. J'ai vraiment davantage apprécié ce roman sûrement grâce au style de l'auteur avec lequel je me suis davantage familiarisé. Je me rends compte que je préfère ce style soigné et étudié dans des romans tel que Derrière un mur d'argent, plutôt que dans des thrillers comme Le Sens du sacrifice. Je ressors agréablement surprise par cette lecture que je ne m'attendais à autant apprécier par rapport au thème principal.



CONCLUSION
Un livre agréable nous immergeant dans la vie d'une entreprise
 de banque où le personnage principal connaît quelques
 bouleversements et surprises qui apportent beaucoup d'intérêt
 à la lecture par sa tension et par le style soutenu de l'auteur.



AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR

dimanche 8 janvier 2017



Les livres des deux dernières semaines :
        
Comme une respiration (2016) de Jean Teulé : Deuxième livre que je lis de l'auteur et je me rends compte que ce n'est pas vraiment le style d'écriture qui me touche le plus, sachant que la nouvelle est un genre assez différent du roman. Jean Teulé nous narre quelques histoires ou pensées brèves, certaines clairement auto-biographiques, qui sont pour la plupart plaisantes à lire. Seulement, j'ai toujours un problème avec ce genre littéraire, c'est toujours trop court pour moi !
--> 15/20
Retour parmi les hommes (2011) de Philippe Besson : Après mon formidable coup de cœur pour En l'absence des hommes, je ne pouvais pas attendre plus longtemps avant de lire cette suite. Mais malheureusement, j'ai été plutôt déçue. Je n'ai pas retrouvé le jeune homme que j'avais découvert dans le roman précédent. Sa naïveté et sa douceur sont maintenant enfuies, laissant place à une dureté et une forme de dépression assez violente. J'ai trouvé le tout lent, ce n'est pas du tout ce que j'attendais et c’est pour cela qu'il ne m'a pas davantage plu. J'avais beaucoup trop d'attentes et cela m'a empêché de passer un bon moment même si je garde en tête les bons points comme l'écriture de Philippe Besson que je continue d'adorer. 
--> 15/20
La Fête de l'insignifiance (2014) de Milan Kundera : Un des derniers livres de l'auteur, il m'aura donné envie de lire les premiers. Ce livre s'est apparenté à une ballade rafraîchissante et douce, où les véritables enjeux ne sont pas forcément ceux que l'on rencontre aux premiers abords. L'histoire de ce groupe d'hommes m'a vraiment plu, j'en aurais voulu davantage mais l'écriture de Kundera et les réflexions des différents personnages a réussi à me captiver et me sustenter.
--> 18/20



Les films de la semaine :
Les Incorruptibles (1987) de Brian De Palma : Je ne suis pas une grand connaisseuse des "vieux" films ou de ceux sortis avant les années 90, mais j'ai voulu découvrir Robert de Niro dans des rôles différents de ceux qu'il incarne en ce moment, majoritairement tournés vers la comédie. Et je peux dire qu'il est formidable dans le rôle d'Al Capone régnant en maître sur la vente illégale d'alcools à Chicago pendant la Probition dans les années 30. Eliot Ness et ses collègues vont tout faire pour mettre ce bandit derrière les barreaux. Je dois dire que je les ai apprécié seulement quand ils étaient en bande, n'étant pas intéressants à mon goût lorsqu'on s'intéressait à eux individuellement. Le film est bon, ce qui n'est pas très surprenant lorsque l'on regarde le casting (De Niro, Sean Connery, Andy Garcia, etc...) Par contre, la scène de la gare a failli m'endormir tellement elle est lonnnnnnngue...
--> 15/20



Les séries de la semaine :
    
The Vampire diaries saison 7 (2015) épisodes 21 et 22 : Malgré une avant-dernière saison que j'ai trouvé à la hauteur malgré l'absence de SPOILER Elena SPOILER, en regardant l'épisode 21, je me suis dit que j'allais m'arrêter à cette saison. Je me rends compte que je continue à regarder cette série par rapport à la nostalgie qu'elle m'apporte, la nostalgie principalement des trois premières saisons. Mais évidemment, la fin du dernier épisode a réussi à éveiller mon intérêt, donc je ne sais pas encore si je me lancerais dans cette ultime saison.
--> 14,5/20
Frontier saison 1 (2016) épisodes 1 à 4 : Cette mini-série de 6 épisodes sortie en décembre 2016 ne fait pas grand bruit. Je l'ai aperçue un peu par hasard et lorsque j'ai vu que Jason Momoa, que j'ai découvert et adoré dans son rôle du khal Drogo dans Game of thrones, en était un des personnages principaux, je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté. Pas mal ont l'air de la trouver assez lente, moi je dois dire que les deux premières épisodes m'ont vraiment emballée. Cette histoire de lutte pour obtenir le pouvoir par l'intermédiaire de contrebandes et du marché des fourrure dans l'Amérique du Nord au 18ème siècle est vraiment très intéressante. L'image est très belle, très lumineuse dans les scènes de jour et se veut réaliste (certains reprochent le manque de luminosité dans les scènes de nuit notamment). De plus, je trouve Jason Momoa et Landon Liboiron, que je viens de découvrir, très convaincants dans leur rôle. Les épisodes 3 et 4 manquent malgré tout un peu de rythme tout en restant bons. 
--> 17/20

Shameless saison 6 (2016) épisodes 8 à 12 : Cette série est toujours aussi extraordinaire ! C’est émouvant de voir que Ian et Carl arrivent finalement peu à peu à rentrer dans le droit chemin alors que malheureusement Debbie et Lip se retrouvent assez surpassés par ce qu'ils leur arrivent respectivement. Franck est toujours un c****** de première et Fiona tente de relever la barre pour toute sa famille. Je vais me mettre direct à la septième saison !
--> 18/20
Nikita saison 1 (2010) : Après avoir visionné et totalement adhéré à 12 monkeys, je voulais encore voir jouer son acteur principal, Aaron Stanford, et je me suis rappelée que je l'avais adoré dans la première saison de Nikita dans son rôle de Birkhoff, le hackeur de la Division. Donc pour moi, c'est un revisionnage complet de la première saison, mais ça a été un réel plaisir. J'avais adoré cette saison et je reste aussi catégorique aujourd'hui. Nikita essaye à tout prix de supprimer l’organisation secrète qui l'a transformé en assassin professionnel. Avec l'aide d'Alex, elle va peu à peu comprendre que ses plans vont entrainer bien plus de gens qu'elle ne le pensait, à commencer par ses anciens partenaires de la Division.
--> 18,5/20
Nikita saison 2 (2011) : Pour la deuxième saison, j'étais totalement dans l'inconnu vu que je ne l'avais jamais regardé. Nikita et ses alliés forment une formidable équipe, ayant personnellement toujours une préférence pour Birkhoff qui m'a bien fait rire tout au long de la saison. Même si je l'ai trouvé un peu en dessous de la première, les enjeux étant moins forts et davantage prévisibles, ça reste bon et après le dernier épisode, je me demande vraiment comment va se passer la troisième saison. J'ai donc pas mal d'attentes mais aussi quelques frayeurs, ayant peur que ça se plante...
--> 17,5/20