vendredi 21 juillet 2017

La Bête humaine, Émile Zola
Un mécanicien de locomotive, tourmenté par une lourde hérédité, et qui ne s'entend
 vraiment qu'avec sa machine... Une femme qui semble née pour faire le malheur de
 tous les hommes qui l'approchent... Un juge pétri de préjugés, pret à renier la justice au
 profit de l'intéret social ou politique... Tels sont les personnages de ce drame, un des
plus sombres qu'ait imaginés le romancier des Rougon-Macquart.
 
 
 
AVIS
 
 
« On va vite, on est plus savant… Mais les bêtes sauvages restent des bêtes
 sauvages, et on aura beau inventer des mécaniques meilleures encore, il y aura
 quand même des bêtes sauvages dessous. » 


Il faut que je vous prévienne dès le début, ça va être compliqué de faire une chronique sur ce livre. J'ai pris beaucoup de retard dans mes chroniques, privilégiant les partenariats, et certains autres livres de ma PAL, comme La Bête humaine, ont du donc attendre avant que je puisse vous présenter mon avis sur le blog. Ma chronique sera alors assez courte, surtout que je n'en garde déjà plus un grand souvenir. 

Après les deux derniers romans lus de Zola qui n'ont pas été très concluants pour moi, surtout Nana avec lequel je me suis profondément ennuyée, je suis contente d'avoir enfin découvert La Bête humaine, l'ouvrage le plus sombre que j'ai lu de l'auteur. Après avoir lu La Fortune des Rougon, j'avais peur des longues descriptions naturalistes dont est friand Émile Zola mais qui, moi, ne me conviennent pas à outrance. Heureusement, ici, le récit s'offre plus facilement, avec une contextualisation claire de deux protagonistes principaux et ce qui va les mener vers la folie meurtrière. Après la découverte catastrophique d'un secret de sa femme, Roubaud, chef de gare au Havre, ne peut plus se contrôler. Une rage vengeresse le prend, ne pouvant se calmer qu'après avoir accompli ce qui l'en délivrera par la mort de Grandmorin, leur protecteur à Séverine et à lui. Seul témoin du meurtre, Jacques Lantier, le mécanicien venu réparer la Lison. Héritant des vils traits des Macquart, Lantier a toujours été dévoré par le désir d'ôter la vie à des femmes. Mais conscient de sa folie, il tente de l'oublier par sa passion excessive pour sa locomotive.

Devenant le faux témoin de l'affaire Grandmorin pour les Roubaud puis l'amant de Séverine, il va tenter une nouvelle fois, avec encore davantage d'ardeurs, à ne pas laisser ses pulsions prendre le dessus. Mais pour lui, Séverine est différente des autres femmes qu'il a pu connaitre, elle devient même son espoir, celui de ne pas franchir la ligne rouge et de ne plus avoir de pensées meurtrières. Le problème est qu'étant mêlés tous les deux dans cette affaire de meurtre, les mensonges vont se succéder et la folie va devenir de plus en plus grande. Ce roman a été un plaisir à lire avec tout ce qu'il comporte : descriptions des lieux, des personnages, l'évolution des relations entre eux, leur psychologie, etc... Après Germinal, c'est bien celui-ci que je recommanderai, même si je pense qu'il n'est pas fait pour tout le monde, étant beaucoup plus noir que la majorité des ouvrages de Zola. Mais le but de l'écrivain est toujours de révéler la nature de l'homme avec ce qu'elle comporte de vils instincts et de folie, et c'est parfaitement réussi avec ce livre. Seul m'ont vraiment dérangé les trop longues descriptions à propos des trains ou de la gare. J'ai aussi quelques fois décroché en cours de route mais je suis toujours revenue avec encore plus d'entrain. C'est un ouvrage réussi et très bien construit que je recommande fortement. 


« Son unique pensée était d’aller tout droit, plus loin, toujours plus loin, pour se fuir,
 fuir l’autre, la bête enragée qu’il sentait en lui. »



CONCLUSION
Le traitement de la folie et de la mort est très bien exploité dans
 ce roman plus noir que les autres de Zola. La psychologie des
 personnages est très bien réussie tout comme les descriptions
 toujours bien construites de l'écrivain.



AUTRES AVIS SUR CET AUTEUR
http://entournantlespages.blogspot.fr/2014/10/germinal-emile-zola-le-livre-de-poche.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2016/03/issus-de-la-paysannerie-enrichie-les.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2014/10/nana-emile-zola-le-livre-de-poche-les.html

jeudi 20 juillet 2017

En un rien de tant, Laurent Hunziker
Paris. Un homme meurt d’une crise cardiaque à la Porte d’Orléans en allant prendre son
  métro pour se rendre à la Fnac en début d’après-midi. Le roman retrace un peu sa vie,
 imagine, avec des anecdotes réelles vécues par l’auteur, son parcours avant d'en arriver
 là, quelques-uns de ses souvenirs, de ses voyages, ses aventures, son appartement désormais
silencieux où son chat l’attend. Le vide qu'il laisse. Le monde qu'il quitte, sans y être préparé.
 
 
 
AVIS
 
 
« Que sépare deux battements d'un cœur et qui fait que le second n'arrive plus 
et que le mouvement de la vie s'arrête alors ? » 
 
 
Le récit de Louis commence fatalement le jour de sa mort. Après un déjeuner avec son ami Édouard, le voilà à la vue de tous, en pleine rue, expirer son dernier souffle de vie suite à un infarctus. Il va alors être question dans ce roman de s'interroger sur le caractère inattendue de la mort, elle qui est inéluctable mais qu'on tente néanmoins de fuir le plus longtemps possible. Je dois dire que dès les premières phrases, j'ai su que j'allais apprécier ce texte. La plume de Laurent Hunziker m'a immédiatement interpellé. Cette première scène, l'auteur réussit très bien à la rendre la plus réaliste possible tout en mettant le lecteur véritablement face à la mort qui touche sans prévenir et à l'absence d'émotions que peuvent ressentir les gens face à cette vie prise devant eux. Il n'y a aucun doute sur la condition de Louis, aucun espoir de survie. Laurent Hunziker nous montre la mort dans ce qu'elle peut avoir de plus tragique et de plus vrai dans ce cas de figure précis. Mais ce roman n'est pas seulement question de cette mort subite mais également de tout ce qui lui a précédé.

Avant de mourir, Louis a eu une vie bien remplie entre aventures aux quatre coins du monde, son amour de la musique et ses relations amoureuses. Sa mort va finalement être le commencement de son histoire, de la découverte de sa vie. Alors seul à la fin de celle-ci, partageant son appartement avec son chat Jean-Marie, dont nous pourrons profiter de quelques passages en sa présence alors qu'il attend le retour de son maître, Louis a vécu nombre de choses qui l'ont façonné au fil des ans. N'ayant jamais réussi à oublier son premier amour, cet homme ne va jamais parvenir à s'engager pleinement dans une relation même si, le lecteur va le découvrir, il va connaître plusieurs femmes au cours de sa vie. Le récit va alors s'alterner entre le moment présent et les aventures passées de Louis. Le lecteur va d'abord vivre en détail la dernière journée de Louis en s'intéressant à des moments ou à des objets qui paraissent anodins mais qui grâce à la narration et leurs liens avec le personnage prennent une certaine singularité. L'auteur s'attarde sur des détails qui vont pouvoir nous faire ressentir des émotions telles que  l'apaisement ou au contraire la révolte, nous mettant face à nos émotions et à la simplicité de certaines choses qui ne sont malgré tout pas dénuées de sens ou d'intérêt. Le lecteur réussit avec beaucoup de facilité à s'extraire du monde extérieur afin de ressentir ce que l'auteur place face à lui. J'ai été embarquée dès le début par cette histoire bien décrite en apportant une touche très réaliste qui a su me parler.


« On parle moins. On ne parle plus. Le temps n'est plus aux mots. Sans doute
 comprend-on soudain leur vacuité, leur futilité. Toute la journée, on a tellement
 parlé, discuté, négocié, argumenté... Tout ça pour quoi ? Le silence s'impose... la lumière
 baisse, inexorablement. L'activité ralentit, peu à peu, puis s'arrête... »


Les souvenirs de Louis offerts par la narration externe ou par lui-même par l'intermédiaire de ses écrits sur nombre de supports sont aussi très intéressants à découvrir. Saxophoniste, il souhaite vivre de sa passion qui va le mener à voyager et à découvrir d'autres modes de vies et culture. Entre la France, les États-Unis, Londres, la Thaïlande où il vivra pendant quelques semaines dans un monastère, et ses autres destinations, Louis ne va pas finir d'apprendre des autres mais également de lui-même. Certaines expériences seront bénéfiques, d'autres beaucoup moins, certaines rencontres seront éphémères mais tout cela apportera beaucoup à Louis.


Tout ne sera pas bon à prendre, mais il devra par lui-même faire ses propres choix qui se concluront parfois par des échecs, parfois par de grandes réussites, tout ceci nous montrant le propre de la vie de chacun, où le chemin n'est jamais entièrement tracé. Certains épisodes de la vie de Louis m'ont moins intéressé que d'autres mais j'en garderai un bon souvenir. Le style d'écriture est ce qui m'aura le plus plu, tout comme les réflexions qu'amènent l'auteur et l'histoire, que ce soit sur les choix que nous entreprenons, le sens de la vie ou son absence de sens, la relation qu'entretient chacun avec la mort, etc... Je remercie donc beaucoup Laurent Hunziker pour m'avoir proposé de lire ce roman qui m'a particulièrement et qui j'espère vous fera envie à votre tour. 


« Le futur n'existe plus. Tout n'est que passé. Les souvenirs ont remplacé les rêves. L'ordre
 n'a plus d'importance, le sens a perdu la raison. La raison n'a plus de sens. »



CONCLUSION
Un essai très intéressant sur le caractère inéluctable de la mort
 mais également sur ce que peut nous apporter la vie en prenant
 en exemple ce personnage lambda dont on découvre ses
 moments de vie passés.

mardi 18 juillet 2017

La Passe-miroir : La Mémoire de Babel tome 3, Christelle Dabos
Attention, risques de SPOILER si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes.
Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui il
 lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes
 d'informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel,
 arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer
 les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de
retrouver la trace de Thorn ?


AVIS


« Le jour céda la place à la nuit, aujourd’hui devint hier et le temps explosa
 sous les doigts d’Ophélie. » 
 
 
Emmitouflée dans son écharpe, Ophélie revient à notre rencontre cette année, et ce n'est pas pour nous déplaire ! Christelle Dabos réussit à chacun de ses tomes à nous faire voyager dans des décors fantastiques originaux et captivants avec des protagonistes plus intéressants les uns que les autres. Après avoir découvert la cour de Farouk au Pôle, empoisonnée par l'hypocrisie et l'apparence, Ophélie est ramenée à Anima chez les siens. Cela fait presque trois ans qu'elle est cloîtrée sur son arche, presque trois ans qu'elle tente de savoir où son mari froid et irrévérencieux se cache. Car depuis qu'il a traversé le miroir dans la prison du Pôle afin d'échapper à Dieu, Thorn n'a plus donné aucun signe de vie. Désemparée, Ophélie ne compte tout de même pas rester les bras croises et recherche dans le plus grand secret des indices de la position de Thorn. Bientôt, elle lui découvre un lien avec l'arche de Babel, coïncidant parfaitement avec l'arrivée surprise d'Archibald qui va être un facteur déterminant pour l'expédition d'Ophélie jusqu'à ce nouvel environnement. 

Archibald, Gaëlle et Renard de leur côté tentent par tous les moyens de se rendre à Arc-en-Terre, arche natale de la vieille Hildegarde. Seulement, ce lieu est hautement protégé et il est presque impossible de s'y rendre pour des novices. Malheureusement dans ce troisième tome, il est rare de faire affaire aux personnages issus des deux premiers, se concentrant spécifiquement sur l'excursion d'Ophélie en plein inconnu. Certains personnages m'auront quelque peu manqué comme Archibald et Bérénilde. Heureusement, ils ne sont pas complètement absents de ce récit et l'auteure réussit très bien à nous captiver avec à cette héroïne qui doit réussir à cacher sa réelle identité pour rester en vie sur cette nouvelle arche. Et connaissant sa maladresse légendaire et sa forte propension à se fourrer dans les ennuis, Ophélie sait qu'il va être difficile de berner tout son nouvel entourage, surtout lorsqu'elle découvre qu’honnêteté et savoir sont les mots d'ordre de Babel. 

Avec ce troisième tome, l'auteure nous embarque au sein d'un nouveau décor très diffèrent de ce que l'on a pu connaître avec Anima et le Pôle, s'appuyant sur une autorité beaucoup plus en emprise sur son peuple. Entre codes vestimentaires, de conduite et lois, Babel ne laisse guère de place à la liberté d'expression comme sur les autres arches. Cosmopolite, elle compte en son sein plusieurs familles disparates toutes dévouées aux deux esprits de famille jumeaux : Hélène et Pollux. La population se divise alors entre les Fils et les Filles de Pollux, et les Filleuls d'Hélène. Ophélie observe donc rapidement le fossé entre les deux communautés qui n'ont pas le loisir, ni forcément l'envie, de se mélanger, surtout au sein du Mémorial. Bibliothèque principale de Babel, le Mémorial, vestige du temps de la Déchirure, est un lieu stratégique pour l'arche, mettant en avant le savoir et la connaissance dans chacun des domaines. Rapidement, Ophélie comprend que ce lieu renferme des indices sur la position de son mari disparu et sur les origines de Dieu, celui-ci étant hautement respecté par les détenteurs du pouvoir sur les différentes arches.


« - À quel moment ? lui demanda-t-elle. À quel moment cessons-nous d’être des
 humains et devenons-nous des objets ? [...] 
- Certains humains sont des objets de leur vivant, Miss Eulalie. »


La jeune fille décide alors, sous l'identité d'Eulalie, d'étudier au Mémorial afin de devenir virtuose et de pouvoir donc se déplacer comme bon lui semble dans le Mémorial, notamment en son centre qui semble cacher un mystérieux secret. En s'inscrivant à cette école, Ophélie pensait qu'elle aurait plus de moyens afin de rechercher Thorn, mais la compétition se fait rude et le travail conséquent. Peu de temps de pauses lui sont accordés et ses nerfs vont être mis régulièrement à l'épreuve par les autres élèves qui la perçoivent comme une menace dû à son don de liseuse. Nous avons alors face à nous une Ophélie qui se retrousse les manches, qui perd parfois pied mais qui se relève à chaque déconvenue en étant toujours plus forte. Cette fois-ci sur Babel, elle ne doit réussir à ne compter que sur elle-même, ce qui lui permet d'apprendre à s'en sortir par ses propres moyens et d'évoluer dans la bonne direction. Bien évidemment, elle sera parfois aidée par de nouveaux personnages secondaires très intéressants et pour certains attachants qui m'ont aidé à faire passer la pilule dû à l'absence des autres personnages qui se sont brillamment illustrés dans les deux premiers tomes. 

Et lorsque je vous parle d'absence, rien ne vous titille, rien ne vous vient à l'esprit ? Un grand mince avec des yeux perçants, un visage anguleux avec un mauvais caractère... Ça ne vous dit rien ? On peut dire que, comme Ophélie, je l'ai attendu longtemps le gaillard ! Étant tellement en attente de retrouver Thorn, j'ai sûrement été plus facilement lassée par tout l'enseignement auquel doit passer Ophélie au sein du Mémorial. J'ai alors ressenti un petit moment de lenteur qui ne m'a, entre autres, pas permis de lire avec autant d'avidité ce nouveau tome. Mais à la réapparition de Thorn, mon cœur a fait un bond et je me suis retrouvée tout aussi frustrée qu'Ophélie face à cet homme qui parait être un étranger. J'avais tellement envie de le secouer, de lui crier dessus mais comme la jeune fille, j'ai du prendre mon mal en patience... Et au final, leurs retrouvailles m'ont charmé. Leurs échanges m'ont peut-être moins passionné que dans le deuxième tome où ils avaient eu droit à davantage de moments ensemble et d'intimité mais je suis contente de l'évolution de leur relation, tout en timidité et retenue mais qui cache de profonds sentiments. 

La fin m'a parfaitement convenue et me donne évidemment encore plus envie de découvrir la suite des aventures de ce couple atypique mais très attachant. Le seul autre point que j'ai relevé est l'absence quasi-totale de bribes sur l'origine des esprits de famille. Par le passé, nous avons eu droit à quelques passages de leurs passés oubliés, ici j'ai trouvé qu'il y en avait trop peu même si on apprend certaines choses fondamentales en lien avec Dieu. Avec ce voyage à Babel, on peut réellement se rendre compte du pouvoir superficiel sur lequel s’assoient les esprits de famille, ayant davantage l'allure de pantins que de divinités pour ceux qui les regardent avec attention. 


« J’ai passé ma vie entière à être neutre, éducation oblige, et, s’il y a bien une leçon
 que j’ai retenue, c’est que « neutralité » est une jolie façon de dire "lâcheté". »
 
 
 
CONCLUSION
Un tome magique où l'auteure nous fait découvrir un nouveau
 décor captivant. J'ai néanmoins ressenti une certaine lenteur
 au milieu du récit qui s'est heureusement vite dissipé.



AUTRES AVIS SUR CETTE SAGA
http://entournantlespages.blogspot.fr/2015/11/la-passe-miroir-les-fiances-de-lhiver.html     http://entournantlespages.blogspot.fr/2015/12/la-passe-miroir-les-disparus-du.html

dimanche 16 juillet 2017




Le livre :
  • Les Murmures du Shar : Le Masque et le sabre tome 1 (2017) de Pierrick Derrien : Prenez un pot de terre et creusez-y une vaste grotte. Placez en son centre un cristal luminescent pour l’éclairage, puis façonnez les parois en monts élancés. Faites couler de leurs hauteurs de longs fleuves tumultueux, et n’oubliez pas d’ajouter un large trou aux profondeurs insondables. Érigez stalactites et stalagmites, avant de pendre sur leurs flancs des villes élégantes et raffinées. Maintenant, placez dans cet univers gobelins, trolls, nains, et bien sûr une bonne partie d’humains. Ajoutez-y une gladiatrice aux secrets bien dissimulés, un ogre bicéphale et une poignée de dragons, avant de compléter avec une reine elfe aux pouvoirs considérables et un empereur qui manque d’assurance. Saupoudrez de magie noire pour pimenter l’action, et mettez en marche la grande roue du temps. Servez sur feuille de papier, et dégustez.
En plein inconnu face au résumé qui en dit très peu, j'ai été très agréablement surprise par ce premier tome fantasy qui possède le parfait mélange entre action et descriptions. L'univers se révèle déjà assez riche avec toute une mythologie et un approfondissement et en même temps on a pas vraiment le temps de s'ennuyer avec ce qu'il se passe pour l'héroïne de l'histoire.
--> 18/20 (chronique)



Les chroniques :
Quelques jours de nos vies (2017) de Calre Swatman
La Malédiction d'Ariane (2017) de Kate P. Katell



Les acquisitions :
         



Les films :
    

  1. The Circle (2017) de James Ponsoldt : Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…
Le film est un peu trop long mais arrive bien à apporter une certaine oppression tout au long du film face à ce groupe où la vie privée n'a plus aucune place. C’est tout ce que je déteste et c'est bien raconté. Mais la fin est incompréhensible au vu de l'incohérence de raisonnement de May, le personnage principal. Je n'ai pas compris ses choix et où elle voulait en venir après ce qu'elle a traversé depuis qu'elle a été embauché à The Circle.
--> 12/20
 
  • Les Ex (2017) de Maurice Barthélémy : Si Paris est la ville des amoureux, elle est aussi celle… des ex ! Antoine n’ose plus s’engager, Didier regrette son ex-femme, le père Laurent doit célébrer le mariage de son ex, Julie, Serge est harcelé par Lise, l’ex de sa petite amie du moment, tandis que Greg se console avec le chien… de son ex !
C’est une comédie française qui m'a particulièrement plu et qui m'a fait rire. Certaines histoires sont improbables, surtout une à la limite du n'importe quoi, mais j'ai trouvé que les différents personnages étaient très touchants par leur histoire d'amour passée, la manière dont ils reprennent leurs vies seuls, et la manière parfois avec laquelle certains se retrouvent.
--> 16/20



Les séries télé :
     
  • Elementary saison 1 (2012) épisode 1 : Les enquêtes de Sherlock Holmes traitées sous un angle plus moderne dans un New York contemporain. Ancien consultant chez Scotland Yard, l'enquêteur britannique rejoint les forces de police new-yorkaises, secondé par son assistante personnelle Joan Watson.
Ce premier épisode est loin de m'avoir convaincu. J'aime bien Lucy Liu mais j'ai trouvé qu'Elementary ressemblait à beaucoup d'autres séries policières et que Sherlock Holmes n'était qu'un prétexte pour résoudre des enquêtes policières avec encore un personnage excentrique et quelque peu antipathique. Je ne pense pas continuer tout de suite mais j'aimerais bien voir les épisodes suivants pour me faire un réel avis.
--> 12/20
 
  • Gypsy saison 1 (2017) épisodes 1 à 3 : Une thérapeute se met à jouer à un jeu dangereux lorsqu'elle s'immisce dans la vie des personnes impliquées dans l'entourage de ses patients. 
On peut dire que la vie de cette psychologue est assez étrange et qu'elle aurait besoin elle-même d'aller consulter. Je m'attendais à quelque chose d'un peu plus rythmé s'axant davantage sur le thriller. Mais la série prend son temps pour s'attacher à la psychologie des personnages. Jean joue un jeu dangereux qui mêle son travail et sa vie privée et je ne vois pas vraiment comment elle peut s'en sortir indemne.
--> 14/20

  • Lie to me saison 2 (2009) épisodes 13 à 22 : Le Dr Cal Lightman, expert en détection de mensonges par l'analyse de "micro-expressions", vend les services de son équipe pour des enquêtes criminelles et civiles.
J'aime toujours autant cette série avec Cal Lightman que j'affectionne tout particulièrement. Je préfère réellement cette deuxième saison à la première et j'espère que le niveau sera toujours aussi bon pour la troisième et dernière saison. Les enquêtes me plaisent beaucoup et surtout la manière dont elles sont résolues par ces experts du mensonge.
--> 17,5/20

vendredi 14 juillet 2017

Les Murmures du Shar : Le Masque et le sabre tome 1, Pierrick Derrien
Prenez un pot de terre et creusez-y une vaste grotte. Placez en son centre un cristal luminescent
 pour l’éclairage, puis façonnez les parois en monts élancés. Faites couler de leurs hauteurs de longs
 fleuves tumultueux, et n’oubliez pas d’ajouter un large trou aux profondeurs insondables. Érigez
 stalactites et stalagmites, avant de pendre sur leurs flancs des villes élégantes et raffinées. Maintenant,
 placez dans cet univers gobelins, trolls, nains, et bien sûr une bonne partie d’humains. Ajoutez-y
 une gladiatrice aux secrets bien dissimulés, un ogre bicéphale et une poignée de dragons, avant de
 compléter avec une reine elfe aux pouvoirs considérables et un empereur qui manque d’assurance.
 Saupoudrez de magie noire pour pimenter l’action, et mettez en marche la grande roue du temps.
 Servez sur feuille de papier, et dégustez.



AVIS


Dangereuse gladiatrice, Valaria Prestelame ne refuse jamais un combat dans l'arène de Shar'Hakem, même si son adversaire se révèle être un troll ou autre créature. L'univers de Khrone est peuplé d'êtres en tout genre crées par les dieux : hommes, trolls, nains, géants, ogres, dragons, etc. Et Valaria ne doute pas de son courage et de sa force afin de vaincre contre l'ennemi. Sa maîtresse, Asia Crawley, s'occupe principalement des événements mondains tentant d'accéder aux plus hautes sphères de la capitale de l'Empire. Nul temps pour soutenir sa gladiatrice, jamais personne ne les a aperçu toutes les deux dans un même endroit. Et pour cause : Asia et Valaria ne sont qu'une seule et même personne. Après un passé douloureux et semé d'embûches loin de Shar'Hakem, Asia s'est fixé un objectif qu'elle compte bien tenir : se venger de Mahar Kendalas, le capitaine des chevaliers-dragons. 

Crées par le dieu Platine, les dragons veillaient dans le temps sur le monde en tant que protecteurs. Mais l'arrivée des elfes puis des humains les ont peu à peu soumis aux lois humaines. Une caste de soldats s'est alors formée, celle des chevaliers-dragons, excessivement entraînés afin de protéger au mieux le monde. Seulement, Asia possède un lien profond avec cette caste et désire toucher celle-ci aussi profondément que possible en s'approchant de son chef. Néanmoins, grâce aux informations qu'elle récolte peu à peu sur eux, Asia comprend rapidement qu'une autre personne tire les ficelles, quelqu'un de beaucoup plus éminent. Son chemin ne fait alors que se prolonger. Mais la jeune gladiatrice ne va pas se laisser abattre aussi facilement et sera prête à traverser tous les dangers pour se venger. Je dois dire que je me suis plongée en plein inconnu avec cette histoire. Le résumé ne révèle rien de l'intrigue mais laisse seulement entrevoir l'univers riche que Pierrick Derrien nous propose déjà dans ce premier tome. 

À l'évocation du début de ce monde entre dieux, titans, et géants, rappelant quelques points de la mythologie grecque mais transformée, les liens entre les différentes espèces, la manière dont les architectes ont façonné les villes dans la pierre jusqu'à élever celles-ci au rang d'oeuvres d'art, etc... , je peux dire que l'auteur a entrepris un réel travail qui a payé. L'univers est très riche et intéressant à découvrir. Je suis restée captivée par tout cet approfondissement et les détails apportés au fil de l'histoire. L'auteur se crée une véritable mythologie qui s'allie parfaitement avec la particularité et la composition architecturale du royaume. Certains sujets restent dans le temps présent de l'histoire encore inexplicables ce qui apporte encore un peu plus d'intérêt à découvrir ce récit avec tout ce qu'il comporte d'informations mais également de mystères. Et Asia ne manque pas de mystères et de secrets. Ayant pour seule ami Nathen, ancien gladiateur, la jeune femme n'ose se confier à personne sur ses projets et sur sa réelle identité. Mais soudainement, une rencontre inestimable va lui permettre de faciliter ses plans contre les chevaliers-dragons. Seulement, Asia va devoir d'abord connaître un grand apprentissage avant de se lancer dans la mêlée. La magie noire, avec tout ce qu'elle comporte de danger, va mettre Asia face à sa propre force et à ses convictions jusqu'à en retirer tout l'enseignement nécessaire.

Après avoir suivie Asia dans son objectif de vengeance près de l'éminence de l'Empire, le lecteur va pouvoir découvrir par la suite son passé et comprendre de quelle façon elle en est arrivée à ces extrêmes. Même si j'ai ressenti un certain ralentissement aux prémices de cette seconde partie, l'histoire se révèle par la suite toujours aussi intéressante par ce qu'elle dévoile de la jeune fille et du lieu où elle évolue. Asia se dévoile alors encore plus incontestablement comme une héroïne forte, ayant traversé nombre d'épreuves physiques et psychologiques qui l'ont aidé néanmoins à se façonner telle qu'elle est. L'auteur s'attelle donc à approfondir son univers autant que son héroïne pour que le lecteur comprenne au mieux son évolution et son entêtement contre les chevaliers-dragons. À côté de cela, nous avons également le droit à d'autres intrigues secondaires au plus près du pouvoir avec les liens ambigus entre le royaume humain et le royaume elfique, et l'émergence du culte du vice qui arrive peu à peu à s'immiscer davantage dans Shar'Hakem jusqu'à toucher les plus éminents dignitaires. Dans la capitale, il faut toujours rester sur gardes et ne pas accorder sa confiance facilement. Qui sait ce qui pourrait vous advenir... Je remercie Pierrick Derrien pour cette histoire dans laquelle j'ai adoré me plonger et dont j’espère pouvoir découvrir la suite prochainement.



CONCLUSION
J'ai dévoré ce premier tome très bien décrit et approfondi,
 autant pour l'univers que pour le personnage principal. J'ai
 ressenti à certain moment de ralentissement mais l'intrigue
 reprend ensuite facilement sa cadence.

mardi 11 juillet 2017

La Malédiction d'Ariane, Rose P. Katell
Cassie a un secret. Depuis la mort de ses parents, elle est hantée par un cauchemar. Chaque nuit
ou presque, elle voit un homme se jeter sous un train et entend une mystérieuse voix l’implorer
de lui venir en aide. Hélas, elle n’y parvient jamais… Jusque-là sans conséquence, ce rêve
prend une tout autre réalité quand le train qui amène sa grand-mère, avec qui elle s’est
brouillée par le passé, se révèle être celui qui percute cet individu. Les choses se compliquent
encore plus quand Cassie réalise qu’elle seule a assisté à l’incident et qu’il n’y en a aucune
trace. Incapable d’oublier ce qu’elle a vu, intriguée par sa grand-mère qui semble au
courant pour son cauchemar, elle décide d’enquêter. Qui est cet homme ? Pourquoi est-elle
la seule à pouvoir le voir ? Et que sait exactement sa grand-mère ? Autant d’énigmes qu’elle va
s’efforcer de résoudre.



AVIS


Depuis ses dix ans, Cassie fait un rêve des plus étranges. Alors qu'elle aperçoit un homme d'un autre temps, une voix mystérieuse l'intime de le sauver de lui-même. Car à chaque fois que la jeune fille fait ce rêve, cet étranger se suicide irrémédiablement sur les rails du train. Cassie a maintenant seize ans et son rêve se fait de plus en plus récurrent. Depuis l'incendie qui a emporté leurs parents, Cassie et son frère Miguel vivent tous les deux sans autre lien familial. Cependant, la grand-mère paternelle qui s'est acharnée quelques années plus tôt afin d'avoir la garde de Cassie revient dans leur vie pour renouer des liens. Et alors que Cassie se rend à la gare pour retrouver sa grand-mère, l'impossible se produit. L'homme de son rêve est bien présent devant ses yeux et il s'apprête à sauter. La jeune fille connait cette scène par cœur et tente alors coûte que coûte de le sauver de cette mort certaine sans pouvoir y parvenir.

Cependant, les choses se compliquent encore davantage lorsqu'elle comprend qu'elle est la seule à avoir été témoin de la scène autour de la foule grouillante de la gare. Devient-elle folle ? Est-ce que cet homme est un esprit ou simplement le fruit de son imagination ? Alors qu'elle s'interroge de plus en plus sur elle-même, son rêve s'intensifie toujours davantage depuis cet incident et Cassie commence à entrevoir une malédiction qu'elle serait en mesure de supprimer. Avec l'aide inattendue de son camarade de classe, Logan, Cassie va tenter de comprendre les événements auxquels elle doit faire face et la manière par laquelle elle pourrait être délivrée de ce rêve étrange et qui lui accapare toutes ses pensées. 

Je dois dire que j'avais un peu peur que le récit se révèle beaucoup trop jeunesse pour moi. Cassie est une lycéenne avec peu d'amis qui essaye de s'en sortir avec la perte de ses parents et des mystères qui l'entourent depuis l'arrivée de sa grand-mère qui semble connaître la teneur de ses rêves. Malgré cela, les relations sont extrêmement tendues avec son aïeule, nous faisant alors languir des réponses que cette dernière pourrait apporter à sa petite-fille si elle osait lui poser les bonnes questions. Le lecteur est véritablement plongé dans le quotidien de cette jeune fille entre cours au lycée, moments familiaux avec son frère Miguel qui essaye de faire du mieux qu'il peut, et rêves étranges. Au début, j'avais vraiment peur de me perdre dans une histoire classique de lycéenne lambda sans vraiment d'originalité mais je me suis vite rendue compte que l'auteure nous réserve quelques surprises. Je ne me suis pas forcément attachée aux personnages, notamment à Cassie, mais ce qu’appréhende cette dernière est racontée d'une manière intéressante et le lecteur souhaitera comprendre au fil des pages tout le mystère autour de cet homme qui se suicide à l'arrivée d'un train. 

Qui est-il ? Quel est son lien avec Cassie ? Comment peut-elle l'aider ? Cassie va comprend que pour répondre à cette dernière question, il faudra qu'elle fasse preuve d'une grande ouverture d'esprit pour accepter les réponses qui lui seront données. Elle va alors se questionner sur sa propre personne et sur son avenir. Car ce qu'elle compte accomplir au sujet de cet étranger qui peuple ses rêves pourrait être déterminant pour son futur. Pour briser la malédiction, il lui faudra faire preuve d'un grand don de soi et de force. Heureusement ses amis sont présents pour l'épauler et pour mettre la main à la patte. Et l'auteure ne recule pas à les bousculer et à les mettre en difficulté quitte à ne pas réussir du premier coup et d'amener à de graves conséquences. La Malédiction d'Ariane a donc été une lecture sympathique qui m'aura plutôt surprise. Je remercie beaucoup Rose P. Katell pour m'avoir permis de découvrir son roman.



CONCLUSION
Alors que l'histoire débute assez classiquement, l'intrigue se
 différencie et s'intensifie rapidement avec cette histoire entre
 rêve et réalité où une adolescente va devoir se débattre avec
 une sombre malédiction.

lundi 10 juillet 2017

Quelques jours de nos vies, Clare Swatman
Zoe et Ed se sont rencontrés à l'université et sont mariés depuis plus de dix ans.
 Un matin, après une violente dispute, Ed, en route pour le travail, est victime d'un accident.
 Inconsolable, Zoe fait un malaise. Quand elle reprend connaissance, elle a dix-huit
 ans et se prépare à entrer à l'université. La vie vient de lui offrir un cadeau :
 tout recommencer.



AVIS 


Quelques moment de nos vies n'est pas mon genre de lecture habituel, mais j'ai néanmoins aimé sortir de ma routine livresque avec ce nouveau contemporain que j'ai réussi à apprécier même si certaines choses m'ont dérangé. Je remercie donc dès le début les éditions Presses de la Cité et NetGalley pour m'avoir permis de découvrir ce roman. Je m'attendais à un schéma narratif similaire à Un jour ou Quoi qu'il arrive mais j'ai été plutôt surprise de ce côté-là. Zoé et Ed vivent une histoire passionnelle depuis plus de dix ans. Avec leurs hauts et leurs bas, ils s'aiment depuis l'université et ne se sont jamais quitté. Malheureusement, lors d'un jour comme les autres où chacun part le matin travailler, ils vont être à jamais séparé. Victime d'un accident de voiture, Ed meurt en laissant derrière lui Zoé qui n'arrive pas à s'en remettre. 

Pendant plusieurs mois, celle-ci n'arrive pas à avancer sans lui jusqu'à qu'il lui soit possible de retourner dans le passé afin de pouvoir changer le cours des événements. Nous découvrons alors la rencontre entre Zoé et Ed sur les bancs de l'université, l'évolution de leur relation entre moments émouvants et disputes, etc... Il est plutôt facile de s'attacher à ces deux personnages au vu de leur vie à laquelle beaucoup pourront s'identifier et surtout au vu de leur fin de route qui est le point de départ de l'histoire, la mort d'Ed. L'auteure arrive très bien à retranscrire les émotions de Zoé, autant celles propres à la perte de son mari que celles en lien à la nostalgie de revivre ou de modifier des moments du passé. Pleine d'espoir et de motivation à changer les choses, on ne peut être que derrière elle en espérant à notre tour que ses efforts seront loin d'être vain. 

Seulement les changements dans le passé de Zoé et de son mari ont l'air minimes et n'apportent pas une grande différence à leur histoire commune. J'ai trouvé le concept malheureusement assez mal maîtrisé. Le fait de pouvoir changer le passé est une trame intéressante mais étant donné que l'on ne connaît pas en détail leur histoire initiale, il n'est pas aisé de ressentir et de surtout d'apprécier les changements. Le tout paraît plus d'une fois assez basique et classique sans grande originalité. Le ressort fantastique a l'air d'être alors utilisé surtout pour faire ressentir à Zoé de la nostalgie et de la joie à revivre ne serait-ce qu'un instant avec son mari défunt, même s'il s'agit que de souvenirs, de moments déjà vécus. J'aurais apprécié ressentir davantage de différences entre les souvenirs initiaux et le changement qu'opère Zoé. Néanmoins, l'auteure a choisit de mettre en avant un personnage émouvant qui puisse toucher le maximum de lecteurs dans sa quête d'espoir et de retrouvailles. 


« Le destin ? C'est une chose qu'on crée soi-même. »



CONCLUSION
Une histoire d'amour très touchante qui peut de prime abord
 faire rêver par son intrigue principale, le fait de revenir dans le
 passé. Mais les changements qu'opère Zoé ont l'air trop
 minimes pour être vraiment intéressants, même si celle-ci se
 révèle très attachante.

dimanche 9 juillet 2017



Les livres :
         
  • La Malédiction d'Ariane (2017) de Rose P. Katel : Cassie a un secret. Depuis la mort de ses parents, elle est hantée par un cauchemar. Chaque nuit ou presque, elle voit un homme se jeter sous un train et entend une mystérieuse voix l’implorer de lui venir en aide. Hélas, elle n’y parvient jamais… Jusque-là sans conséquence, ce rêve prend une tout autre réalité quand le train qui amène sa grand-mère, avec qui elle s’est brouillée par le passé, se révèle être celui qui percute cet individu. Les choses se compliquent encore plus quand Cassie réalise qu’elle seule a assisté à l’incident et qu’il n’y en a aucune trace. Incapable d’oublier ce qu’elle a vu, intriguée par sa grand-mère qui semble au courant pour son cauchemar, elle décide d’enquêter. Qui est cet homme ? Pourquoi est-elle la seule à pouvoir le voir ? Et que sait exactement sa grand-mère ? Autant d’énigmes qu’elle va s’efforcer de résoudre.
Au départ, j'avais peur que le côté jeunesse ne me dérange, mais j'ai facilement réussi à m'y faire même si la narration ne m'a pas toujours intéressé. Néanmoins, l'intrigue principale propose une histoire convaincante et intéressante entre rêve et imaginaire. Cassie doit réussir à comprendre ses origines et la signification de son rêve qui s'intensifie depuis quelques temps. --> 15/20

 
  • Le Dernier Jour d'un Condamné (1829) de Victor Hugo : Victor Hugo a vingt-six ans quad il écrit, en deux mois et demi, Le Dernier Jour d'un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort. Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne sautons rien du crime qu'il a commis. Car le propos de l'auteur n’est pas d'entrer dans un débat, mais d'exhiber l'horreur et l'absurdité de la situation dans laquelle se trouve n'importe quel homme à qui l'on va trancher le cou dans quelques heures.
L'écriture de Victor Hugo m'a tout de suite plu avec toute sa poésie mais également son réalisme. Les derniers moments de vie de ce condamné sont scrutés et amènent à s'interroger sur la peine de mort dans une société moderne. En ne sachant jamais quel est son crime, on apprend à le découvrir grâce à quelques anecdotes de son passé, à sa manière d'appréhender l'attente de la mort et la façon dont il réfléchit à toutes les options possibles pour retarder l'impossible. --> 16/20



La chronique :
Vegan psycho (2017) de Freeric Huginn



Les films :
         
  • Only God forgives (2013) de Nicolas Winding Refn : À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue. Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers. Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics…
Je ne peux rien enlever à la photo et à la maise en scène de ce film qui sont fascinants avec, entre autres, ce jeu sur les couleurs. Mais le film est vraiment très lent et violent, montrant parfois à l'écran du sang juste pour en montrer, sans vraiment de raison. Les personnages sont totalement déshumanisés et ne m'ont pas aidé à adhérer à cette histoire de vengeance somme tout classique. Le sel personnage que je retiens vraiment est la mère abusive jouée par Kristin Scott Thomas qui campe très bien son rôle. Moi qui adore Ryan Gosling, j'ai malheureusement eu l'impression de retrouver à l'identique son personnage dans Drive. --> 9/20


  • Gold (2017) de Stephen Gaghan : Kenny Wells est un explorateur des temps modernes, magouilleur et rêveur, attendant désespérément que la roue tourne. Dos au mur, Wells fait équipe avec un géologue tout aussi malchanceux pour tenter un dernier coup de poker : trouver de l’or au fin fond de la forêt vierge indonésienne.
Après Ryan Gosling, un autre acteur que j'adore : Matthew McConnaughey. L'histoire de Gold ne me tentait pas plus qu'une autre mais j'ai voulu faire l'expérience. L'histoire est plutôt intéressante mais beaucoup trop molle et lente. Matthew McConnaughey tient presque à lui seul tout le film, offrant encore une fois une prestation formidable. --> 14/20



Les séries télé :
         
  • Prison break saison 5 (2017) épisodes 1 à 9 : Alors que Michael Scofield est présumé être mort il y a 7 ans, T-Bag rencontre Lincoln Burrows et lui dit que son frère serait en vie et en prison au Moyen-Orient. Lincoln Burrows et C-Note vont donc se rendre au Yémen afin de faire sortir Michael de prison et de comprendre la cause de sa disparition.
J'attendais avec impatience de voir cette nouvelle saison étant une grande fan de cette série. Au final, je suis plutôt contente de ce retour même si je pense que ça aurait pu être beaucoup mieux. Je ne vais pas relever les incohérences qui sont monnaie courante dans Prison Break, mais dans cette saison, c'était parfois beaucoup top. J'ai adoré les premiers épisodes dans cette prison dans ce nouvel environnement très actuel. Malheureusement, l'évasion se fait très rapide et le retour aux États-Unis promet une "bataille" avec Poséidon assez prévisible, ce dernier étant loin d'être effrayant ou réellement dangereux. Le vrai problème, c’est que tout se passe beaucoup trop vite. Le choix de neuf épisodes n'est pas bénéfique pour moi. Beaucoup d'intrigues secondaires sont bâclées ou même inachevées et le out parait trop facile. Je ne suis pas sure d'avoir envie qu'il y ait encore une suite mais si elle se fait, je pense que je serais trop curieuse pour passer à côté. --> 16/20



  • Lie to me saison 2 (2009) épisodes 1 à 12 : Le Dr Cal Lightman, expert en détection de mensonges par l'analyse de "micro-expressions", vend les services de son équipe pour des enquêtes criminelles et civiles.
Alors que j'avais trouvé la première réussie réussie, j’aime encore plus ce début de saison. Cal Lightman devient vraiment un de mes personnages préférés du petit écran et la manière dont il résout des enquêtes me bluffent la plupart du temps. Ses acolytes sont aussi intéressants à suivre et j’aime beaucoup les apparitions d’Émilie, sa relation avec Cal est très touchante. --> 18/20


jeudi 6 juillet 2017




Mes lectures :

  • L'Immortalité de Milan Kundera : Après avoir découvert La Fête de l'insignifiance, j'avais très envie de lire un autre livre de Kundera, auteur très reconnu. Je me suis finalement laissée tenter par ce roman qui a été un coup de cœur. Alors que je m'attendais à un réel essai, l'auteur apporte de nombreuses réflexions au sein d'une véritable histoire avec des personnages que l'on va découvrir et apprivoiser. Le style m'a encore une fois bluffée. À la fin de ma lecture, j'ai voulu tout de suite me procurer un autre roman de l'auteur, j'ai donc choisi La Lenteur que je pense bientôt commencer.
  • La Passe-miroir : La Mémoire de Babel tome 3 de Christelle Dabos : J'avais tellement d'attentes pour ce troisième tome. Christelle Dabos a un talent d'écriture incroyable, elle a crée un univers très bien construit et original avec des personnage que l'on ne rencontre pas dans tous les récits . Alors que les deux premiers tomes ont été des coups de cœur, j'ai trouvé celui-ci plus lent mais tout aussi bon. Babel est complètement différent d'Anima et du Pôle et Ophélie va devoir réussir à survivre sur cette arche par ses propres moyens. Les personnages des anciens tomes sont malheureusement assez absents, et Thorn se fait vraiment attendre ! 
  • Fils-des-Brumes : Le Puits de l'Ascension tome 2 de Brandon Sanderson : Après mon coup de cœur pour le premier tome, j'avais beaucoup d'attentes. L'univers est toujours aussi dense et bien approfondi tout comme les personnages que l'on adore découvre encore davantage. Mais au vu de la fin du premier tome, il est normal que le début de celui-ci soit un peu lent. Mais cette situation de siège dure longtemps et prend le pas sur l'action, avec de plus certains dialogues et interrogations des personnages qui se répètent. Mais je viens de me procurer le troisième tome qui j'espère sera pour moi aussi fort que le premier.


           
  • La Faucheuse tome 1 de Neil Shusterman : Avec tous les avis très positifs que j'avais lu, je ne pouvais pas attendre plus longtemps avant de découvrir ce premier tome qui réussit à apporter la bonne dose de descriptions pour un univers bien construit mais également d'action pour rester toujours dans le suspense. Une portée morale est présente au sein de la Communauté des faucheurs ce que j'ai particulièrement apprécié. J4ai hâte de voir comment Citra et Rowan vont s'en sortir par la suite.
  • Art de Yasmina Reza : Je ne connaissais pas du tout cette dramaturge mais cette pièce m'a donné envie de davantage la découvrir. Le thème peut sembler simple mais Yasmina Reza apporte les bonnes réflexions afin de s'interroger sur l'art, la beauté artistique et universelle mais aussi sur l'amitié de ces trois hommes qui possèdent une sensibilité différente.
  • Alter ego : Au-delà des apparences de Sélène Derose : Alors que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au départ, ce thriller réussit à devenir vraiment captivant grâce à ces différents personnages féminins que l'on voit évoluer, d'adolescentes à femmes dangereuses. L'intrigue politique apporte un plus à cette histoire qui paraît au fil des pages de plus en plus réaliste par des descriptions bien amenées et non superflues.

 
         

  • Vegan psycho de Freeric Huginn : Avec une écriture franche et directe, l'auteur réussit à captiver son lecteur en nous servant une histoire de meurtre bien menée mais également une réflexion sur la condition animale qui m'a beaucoup plu.
  • Quelques jours de nos vies de Clare Swatman :  Alors que ce n'est pas du tout mon genre de lecture, j'ai réussi à bien apprécier cette romance qui, je pensais, ressemblerait à Quoi qu'il arrive. Les personnages principaux m'ont touché par leur histoire et par leurs moments passés ensemble. Mais en retournant dans le passé, j'ai trouvé que malheureusement le tout reste assez brouillon et j'ai eu du mal à parfois m'y retrouver.
  • Illuminati revolution de Freeric Huginn : N'y connaissant rien sur les illuminati, j'ai bien apprécié découvrir tout cet univers à travers ce livre. J'ai mis un peu de temps à entrer dedans mais le personnage principal régit normalement aux événements auxquels il doit faire face après l'apparition de ces étranges lueurs autour des gens qu'il rencontre. 
 
    



  • La Belle Assise de Brice Milan : J'ai été agréablement surprise par ce récit dont je pensais comprendre dès le début toute l'intrigue. L'histoire est beaucoup trop rapide pour réellement s'attacher aux personnages et prendre un réel plaisir à la lecture. Mais heureusement, l'auteur arrive à nous surprendre apportant de nouveaux éléments à l'histoire.
  • Rose+croix : L'Ouroborous de Lenie Lauren : On a affaire à une enquête assez particulière en quête de la pierre philosophale avec des personnages d toute âge qui se lient dans une franche camaraderie. Le fantastique se greffe quelque peu à l'histoire apportant encore plus d'intérêt à l'histoire.



Les acquisitions :
La Passe-miroir : La Mémoire de Babel tome 3 de Christelle Dabos
Alter ego : Au-delà des apparences de Sélène Derose
Illuminati revolution de Freeric Huginn
Vegan psycho de Freeric Huginn
La Belle Assise de Brice Milan
Art de Yasmina Reza
La Faucheuse tome 1 de Neil Shusterman
Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Fils-des-Brumes  : Le Héros des siècles tome 3 de Brandon Sanderson
La Lenteur de Milan Kundera
La Malédiction de l'océan de Rose P. Katell
Les Murmures du Shar : Le Masque et le sabre tome 1 de Pierrick Derrien
Tous les âges me diront bienheureuse d'Emmanuelle Caron 
Vous n'êtes pas venus au monde pour rester seuls d'Eiving Hofstad Evjemo 



Les prévisionnel :
         
  •  Outlander : Le Talisman tome 2 de Diana Gabaldon
  • Les Aventuriers de la mer : Le Vaisseau magique tome 1 de Robin Hobb
  • Les Murmures du Shar : Le Masque et le sabre tome 1 de Pierrick Derrien

         
  •  Le Dernier Jour d'un condamné de Victor Hugo
  • Satan était un ange de Karine Giebel
  • Mirage de Douglas Kennedy
Je vous souhaite un bon mois de juillet et de bonnes lectures !



lundi 3 juillet 2017

Vegan psycho, Freeric Huginn
Peut-on tuer par amour ? Chacun aura sa propre réponse. Mais dans tous les cas, cela
 semble être la croyance de ce psychopathe en apparence grand défenseur des animaux.
 Néanmoins, jamais Vanessa n’aurait pensé que cette affaire allait autant chambouler sa
 vie. Quant à Valmont, quelle mouche l’avait piqué de faire appel à ce médium ? D’accord,
 ce tueur jouait depuis un moment avec leurs nerfs, à semer des cadavres partout dans
 la région sans laisser de traces, mais était-ce vraiment une raison valable ? Car même si
 un homme sage a dit un jour : « Soyez le changement que vous voulez voir dans ce
 monde » ; entre une population ulcérée à deux doigts de se faire justice elle-même, des
 politiques et des journalistes motivés à faire choux gras sur leur dos, nos deux enquêteurs
 pouvaient ils se permettre de tout sacrifier sur l’autel d’un idéal ? Ce même idéal qui,
 peut-être, les avait déjà trahis...



AVIS


Après Illuminati revolution, je me suis plongée dans ce roman du même auteur et j'ai été plus d'une fois surprise. On peut dire que c'est totalement différent tout en restant dans le même genre. Ici, il est question de thriller avec la vie de flic mise en avant mais également d'une sorte de bataille pour la cause animale. Étant très touchée par ce sujet, je dois dire que j'ai passé un excellent moment de lecture, surtout que j'ai davantage adhéré au style d'écriture que dans le précédent roman. Direct, sur un ton familier de tous les jours, Freeric Huginn s'emploie à raconter son histoire sans fioritures ou belles paroles pour coller au maximum à la vie de ses personnages et au contexte difficile et souvent pas très agréable sur les conditions en abattoir ou en laboratoires pour les animaux et sur le métier de policier, ces deux thèmes étant très bien traités par l'auteur. Avec tout ça s'est produit un meurtre que le lecteur suit avec avidité grâce notamment à l'alternance de point de vue, passant d'un personnage à un autre afin de tous les exploiter et de laisser le lecteur dans le flou jusqu'à la fin. 

Comme avec Illuminati revolution, ce livre m'a permis de réfléchir sur différents sujets de la vie courante, principalement sur la viande animale et la manière dont les animaux sont traités pour notre consommation. Ce roman n'est pas forcément là pour juger ceux qui n'approuvent pas la communauté végétarienne ou autre mais plus pour s'interroger sur notre régime alimentaire et sur la nécessité ou non de manger de la viande surtout lorsque l'on s'aperçoit de quelle manière elle est traitée. À côté de ça, le suspense prend davantage d'intensité au fil du récit, maintenant le côté thriller du roman toujours présent avec cette enquête pour meurtre. La fin m'aurait davantage plu si l'auteur était allé plus loin, mais arrive tout de même à me convaincre. Je suis vraiment contente d'avoir découvert de thriller original, vraiment différent de ce qu'on peut lire en ce moment. Et je remercie donc encore grandement Freeric Huginn pour m'avoir proposé son récit. Son style m'a paru plus fluide et percutant, réussissant parfaitement à mettre l'accent sur les sujets importants et qui aident au bon déroulement de son histoire en ne laissant jamais de côté le lecteur, celui-ci toujours intrigué par ce qu'il va découvrir au fil des pages.



CONCLUSION
Un thriller intéressant avec un thème principal original et qui
 permet de réfléchir sur sa propre alimentation et mode de vie.
 Le style percutant m'a davantage plu que dans Illuminati
 revolution.



AUTRE AVIS SUR CET AUTEUR
http://entournantlespages.blogspot.fr/2017/07/illuminati-revolution-freeric-huginn-i.html